Qu'est-ce qu'une bouilloire thermique ?

Définition : qu’est-ce qu’un logement « bouilloire thermique » ?

La notion est associée à ce que l’on appelle le « confort d’été » d’un logement dans le cadre de la réglementation RE2020. Ce critère permet ainsi de compléter les autres indicateurs existants pour tenir compte de la qualité de vie au sein du logement, quelle que soit la saison. En effet, on évoque plus régulièrement la notion de rénovation énergétique en lien avec la saison hivernale mais, avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents, la prise en compte du confort d’été devient une priorité pour vous assurer un confort thermique optimal, été comme hiver.

On définit la « bouilloire thermique » comme un logement considéré invivable en période de vague de chaleur, c’est-à-dire où la température dépasse 26°C la nuit et dépasse les 26 à 28°C la journée. L’indicateur mesuré correspond au degrés-heures d’inconfort (DH), c’est-à-dire le niveau d’inconfort perçu par les occupants d’un logement sur l’ensemble de la saison chaude.

Pourquoi certains logements surchauffent-ils plus que d'autres ?

Ce phénomène touche en particulier les logements anciens, mal isolés, situés sous les toits, orientés plein sud mais également les logements au cœur de zones urbaines denses qui sont considérées comme des îlots de chaleur.

Le manque de protection solaire est également un facteur qui favorise la surchauffe des logements.

Confort d’été et passoire thermique : quel lien ?

Lorsque l’on parle de rénovation énergétique, le lien est souvent fait avec les logements appelés « passoires thermiques » : il s’agit des logements étiquetés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique). Ce sont les logements énergivores l’hiver qui engagent des dépenses énergétiques très élevées pour les habitants.

Or, un logement qui est sujet à des déperditions thermiques élevées en hiver est souvent concerné par les problématiques liées au confort d’été.

Il est cependant important de souligner que ces deux caractéristiques ne sont pas mesurées par le même indicateur :

  • La passoire énergétique est mesurée au DPE classé F ou G,

  • La bouilloire thermique est observée selon la norme RE2020 via l’indicateur de confort d’été.

Ainsi, selon l’étude IGNES / Pouget Consultants, on trouve 1 tiers de logements performants au DPE (classés A ou B) dans la catégorie des bouilloires thermiques, car les travaux de rénovation énergétique n’intègrent pas suffisamment le confort d’été.

Le confort d'été : un enjeu de santé publique

Avec la multiplication des vagues de chaleur, le confort thermique été comme hiver est plus qu’une question de confort. C’est désormais un véritable enjeu de société et de santé publique qui touche des millions de ménages français.

Des canicules de plus en plus fréquentes

L'été 2003 a marqué un tournant dans la prise de conscience collective puisqu’il s’agissait de l’épisode de chaleur le plus intense que la France ait connu. Le bilan humain avait, lui aussi, marqué les esprits avec près de 15 000 décès en France en seulement quelques semaines.

Le réchauffement climatique a un impact direct sur la multiplication des épisodes de canicules puisque, selon Météo France « 5 fois plus de vagues de chaleur sont à prévoir en France en 2050 par rapport aux années 90 ».

Ces fortes chaleurs entraînent une surchauffe des logements, aggravant ainsi significativement les risques sanitaires, en particulier chez les personnes les plus fragiles : enfants en bas âge, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques.

Face à ce constat, améliorer le confort d’été de son logement n'est plus une option : c'est une nécessité sanitaire qui s'impose à tous, quel que soit le territoire où l’on vit.

Bouilloire thermique et précarité énergétique : les ménages les plus exposés

Comme nous l’avons vu plus haut, tous les logements peuvent être considérés comme « bouilloire thermique » soit par manque d’adaptation ou de rénovation soit par manque de prise en compte des recommandations liées au confort d’été dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation.

Cependant, les logements les plus vulnérables sont ceux cumulant plusieurs facteurs critiques : isolation insuffisante ou manquante, orientation défavorable, logement situé sous les toits, manque de protection solaire. On retrouve ces caractéristiques notamment dans les logements anciens qui sont également dans la catégorie des passoires thermiques. Ces logements sont souvent occupés par des ménages très modestes qui subissent déjà la précarité énergétique lors des épisodes de froid.

Avec l’accélération du réchauffement climatique, ces foyers modestes vont subir cette précarité énergétique été comme hiver avec des factures d’énergie très élevées pour un confort thermique insuffisant et de l’inconfort estival avec la surchauffe du logement.

Les solutions pour éviter que votre logement surchauffe en été

Afin d’éviter que votre logement surchauffe dès les premières grosses chaleurs, il existe différentes solutions à combiner pour réduire durablement l’exposition de votre logement aux apports de chaleur liés au rayonnement solaire. Il y a deux priorités pour vous permettre de profiter d’un logement agréable à vivre été comme hiver : protéger durablement en agissant sur le bâti et mettre en place des solutions pour rafraîchir votre logement.

L'isolation thermique : l'arme la plus efficace contre la chaleur

L’isolation thermique du logement est une action clé lorsque l’on entame des travaux de rénovation énergétique, car celle-ci a un rôle majeur pour protéger votre logement du froid en hiver ainsi que de la chaleur en été.

Pour cela il est nécessaire de veiller à optimiser l’inertie thermique du logement en optant pour des matériaux d’isolation offrant un déphasage thermique long, ce qui permet de ralentir la diffusion de la chaleur à l’intérieur du logement. Vous pouvez ainsi vous orienter vers un matériau comme la laine de bois pour améliorer votre confort d’été. Demandez conseil à une entreprise spécialiste de l'isolation thermique en Bretagne pour la rénovation de votre logement :

Les protections solaires extérieures

En complément d’une bonne isolation thermique du logement, il est utile de bloquer la chaleur avant qu’elle n’entre dans le logement, en protégeant notamment les vitrages du soleil direct.

Il est ainsi recommandé d’installer des protections solaires extérieures puisqu’il s’agit du facteur principal de surchauffe des logements.

Vous pouvez ainsi installer des volets ou stores et de les laisser fermer en journée pour réduire les apports solaires au sein du logement. Il existe également des solutions comme les brise-soleil fixes ou orientables qui permettent de vous protéger des rayons du soleil tout en laissant passer la lumière.

Si vous avez une terrasse ou une façade très exposées vous pouvez également ajouter une pergola classique ou d'une pergola bioclimatique pour réduire davantage l’ensoleillement direct.

Végétaliser : une solution naturelle et durable

Les végétaux ont un rôle majeur dans le rafraîchissement, car ils agissent comme des régulateurs thermiques en créant de l’ombre sur les surfaces exposées au soleil et en rafraîchissant naturellement l’air ambiant. Dans les îlots de chaleur et les centres-villes, la végétation permet de réduire significativement les apports solaires sur les murs et vitrages exposés au soleil.

Les plantes grimpantes vous permettent de couvrir une façade ou un pan de mur particulièrement exposé et elles réduisent la température des murs.

Ces différentes solutions vous permettent de protéger votre logement du rayonnement solaire, ils sont à compléter d’actions vous permettant d’évacuer la chaleur accumulée pour faire baisser la température.

La ventilation naturelle : tirer parti de la fraîcheur nocturne

En période de vague de chaleur, il est nécessaire de veiller à ventiler le logement aux heures les plus fraîches pour permettre d’évacuer la chaleur stockée en journée. À la tombée de la nuit, tôt le matin ou toute la nuit, ouvrez vos fenêtres pour créer une circulation d’air active dans l’ensemble du logement. Cela permet de créer un réservoir de fraîcheur pour la journée.

Les brasseurs d'air plafonniers : une solution low-tech efficace

Longtemps boudé en France métropolitaine avec seulement 2,5% des logements équipés, le brasseur d'air fait aujourd’hui son grand retour. Plus présent dans les départements et territoires d’Outre-Mer, le brasseur d’air se présente aujourd’hui comme une alternative économique, écologique et plus efficace que le simple ventilateur. Véritable solution de rafraîchissement, il permet de réduire de 3 à 6°C la température ressentie grâce au mouvement de l’air créé dans la pièce.

Différents modèles existent, vous permettant d’opter pour des modèles plus silencieux pour être installés dans les chambres par exemple.

La climatisation réversible : la solution pour les logements les plus exposés

Les solutions évoquées plus haut sont efficaces pour protéger le logement de la chaleur, cependant pour les logements les plus exposés (sous les toits, sans possibilité d’isolation, situés au cœur des îlots de chaleur) ou pour les personnes les plus vulnérables, la climatisation peut s’avérer nécessaire.

Il est alors possible d’opter pour une solution plus économique et plus écologique que la climatisation traditionnelle en installant un système de climatisation réversible ou pompe à chaleur air-air. Ce système va vous permettre de rafraîchir votre logement en été et le chauffer en hiver.

Améliorez le confort d’été de votre logement

Vous souhaitez réaliser des travaux de rénovation énergétique en Bretagne ou à Nantes pour préserver durablement votre logement des vagues de chaleur et de froid ? Prenez contact avec l’un de nos conseillers énergétiques pour réaliser une évaluation énergétique de votre logement pour prendre en compte votre confort thermique été comme hiver :

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